Vie professionnelle

Publié le 04/06/2016

Groupe mutualiste d'assurance et de banque, Groupama Grand Est a tenu son assemblée générale le 18 mai au Palais des congrès de Vittel (88). Plusieurs centaines de participants, venus des douze départements concernés, y avaient fait le déplacement afin de revenir sur les faits de l’année 2015, marquée par des actions innovantes, visant à améliorer la qualité de service, la prévention des risques et un engagement actif dans la vie socio-économique locale.

Présent dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Côte-d’Or, le Territoire de Belfort, le Doubs, la Haute-Marne, la Haute-Saône, le Jura, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, et les Vosges, Groupama Grand Est regroupe 282 Caisses locales, 1 472 collaborateurs et pas moins de 4 001 élus. L'histoire du groupe Groupama remonte à la fin du 19e siècle avec des agriculteurs qui recherchaient des solutions d'assurance adaptées à leurs besoins, bien spécifiques. Depuis, Groupama a fait du chemin, s’imposant comme le premier assureur agricole. Mobilisé pour améliorer la qualité de service Réunis au Palais des congrès de Vittel le 18 mai, de nombreux élus de Groupama Grand Est ont participé à l'assemblée générale. « Malgré un contexte incertain sur le plan social, économique et financier, Groupama s’est mobilisé pour mener à bien sa stratégie et investir pour l’avenir. Le chiffre d’affaires accuse un léger repli, la sinistralité continue d’être maîtrisée et le résultat social est satisfaisant », déclare François Schmitt, président de Groupama Grand Est. La Caisse régionale s’est également préparée à Solvabilité II, la réforme réglementaire européenne du monde de l'assurance dont l’objectif est de mieux adapter les fonds propres exigés des compagnies d'assurance aux risques que celles-ci encourent dans leur activité. « Dans ce cadre, la formation répond à la nécessaire montée en compétence des élus. Sur le plan local et départemental, les Caisses locales ont organisé de nombreuses actions de prévention, de communication et de partenariats », ajoute Olivier Larcher, directeur général de Groupama Grand Est. Lors de l’année écoulée, les élus et les collaborateurs se sont mobilisés pour améliorer la qualité de service. En effet, lancé en 2014, le projet d’entreprise « L’Esprit Grand Est » améliore sensiblement la qualité de service appréciée par les assurés. À titre d’exemple, près de 118 000 sociétaires ont été contactés en 2015 pour assurer un suivi régulier de leur situation assurantielle. Demain, c’est l’ensemble des assurés qui bénéficiera de ce suivi personnalisé. En outre, le taux de sociétaires « très satisfaits » augmente encore d’un point, atteignant 22 % en 2015. « Cela démontre l’adéquation des actions de Groupama Grand Est aux attentes de ses 405 000 clients et sociétaires. Cette avancée motive les collaborateurs et les élus, et les rapproche de l’objectif fixé de 24 %, précise Olivier Larcher. La qualité de l’accueil en agence concourt à ce résultat : la certification Iso 9001 de toutes nos agences, relative aux systèmes de gestion de la qualité, a été renouvelée en 2015 pour les activités du métier de commercial en agence. La preuve que Groupama Grand Est est un assureur qui fait son métier autrement. » Des innovations pour faciliter la vie des sociétaires Au cours de l’exercice 2015, Groupama Grand Est a lancé plusieurs innovations phares, parmi lesquelles Groupama On Board, un nouveau service de conduite connectée, testé et adopté par 1 000 jeunes conducteurs de la région. Disponible sous la forme d’une application pour smartphone, elle est destinée à obtenir un comportement responsable au volant, tout en réalisant des économies sur le montant de l’assurance du conducteur. Les étudiants, quant à eux, ont été conquis par une offre multirisque 100 % mobile : 5 minutes et un smartphone suffisent désormais pour assurer leur logement, à un tarif compétitif. « Sur les réseaux sociaux, Groupama Grand Est a ouvert sa page Facebook en octobre 2015. Les fans, de plus en plus nombreux, découvrent régulièrement nos conseils, jeux… », indique Olivier Larcher. Au niveau agricole, Titane Pro, le nouveau contrat pour les tracteurs et matériels agricoles lancé en 2015, résulte de l’expérience du terrain : le contrat différencie désormais tracteur et matériel tracté par des niveaux de couverture appropriés. Enfin, la Box Habitat est un service de télésurveillance qui répond à l’obligation de protéger son domicile contre l’incendie et qui constitue aussi un moyen de lutte efficace contre l’intrusion, le vol et l’effraction. Demain, la Box Habitat évoluera vers l’amélioration de la qualité de vie par exemple, en facilitant le maintien à domicile des personnes plus âgées, qui ont besoin d’une assistance plus régulière. Une entreprise engagée pour le dynamisme régional Tout au long de l’année, Groupama Grand Est travaille avec 2 000 entreprises, et s’implique dans la vie locale en soutenant une centaine de partenariats et d’événements, tant agricoles que professionnels ou grand public. « Nous avons vécu de près un grand temps fort agricole, en septembre dernier : les Terres de Jim, la Finale nationale de labours près de Metz. Le Village Groupama était au cœur de cet événement qui a accueilli plus de 110 000 visiteurs sur un week-end », rappelle François Schmitt. Plus généralement, les partenariats professionnels de plus en plus étendus, les rencontres régulières avec les décideurs régionaux et instances représentatives du monde politique et socio-économique régional témoignent du rayonnement de l’entreprise. Groupama Grand Est s’investit également dans le mécénat culturel, notamment avec le musée Unterlinden de Colmar, le Livre sur la Place de Nancy et le spectacle Des Flammes à la Lumière à Verdun. Autant d’appuis à la petite et grande histoire, qui ancrent l’entreprise sur son territoire. Par ailleurs, Groupama Grand Est soutient de nombreuses activités sportives, créatrices de lien social : sports de glisse, de loisirs et d’équipe, notamment football, volley, handball… Parmi les équipes de haut niveau par exemple, Groupama Grand Est est fier de soutenir les Dragonnes du Metz Handball depuis cinq saisons et les volleyeurs de Chaumont depuis 12 ans. Employeur de premier plan dans le Grand Est, l’entreprise s’engage pour l’emploi régional : elle a embauché 122 collaborateurs en CDI en 2015. Groupama recrute aussi sur le web, sur le salon MoovyJob de Strasbourg ; et participe à des jurys tels qu’à l’Institut de formation de la profession de l’assurance, ainsi qu’au forum Alternance du CNAM qui accueille les entreprises intéressées par l’apprentissage et la professionnalisation. Enfin, Groupama Grand Est favorise l’intégration de 19 jeunes alternants en formation, essentiellement dans des métiers de gestion et du réseau commercial. 2015, année anniversaire pour la prévention En 2015, la prévention à Groupama a soufflé ses 60 bougies ! Les Caisses locales, les Fédérations et la Caisse régionale de Groupama Grand Est ont mis l’accent sur la prévention, un facteur clé de la réduction des risques. Les élus mutualistes ont initié, organisé et soutenu plusieurs centaines d’actions destinées à prévenir les risques des sociétaires : réunions à thèmes (vol, incendie, santé), vérifications d’extincteurs, stages de conduite Centaure pour les jeunes et les seniors, actions de sécurité routière dans les écoles, etc. « Durant la sécheresse qui a duré jusqu’à l’automne, une vigilance particulière a été portée aux risques d’incendie liés à la fermentation du fourrage. Mailings et SMS ont relayé l’importance de l’utilisation des sondes à fourrage », précise Olivier Larcher. D’autres projets se dessinent pour l’avenir, comme le partenariat entre Groupama SA et Orange, permettant de créer une offre bancaire 100 % mobile ; ou encore le travail de synergie à instaurer au niveau de la nouvelle grande région Grand Est. « Groupama a d’ailleurs été précurseur en choisissant son nom, il y a plus de 20 ans de cela », conclut François Schmitt.

Publié le 03/06/2016

Après s'être retiré de la scène parisienne, Jean-Marie Sander vient de faire ses adieux au monde économique alsacien. Président de la Caisse régionale de Crédit Agricole depuis 23 ans, il a cédé sa place à Henri Buecher en mars dernier. Des adieux ? Pas tout à fait…

On le sait, les « retraités » ont un calendrier très chargé. Si bien qu'il a fallu attendre fin mai pour pouvoir organiser une cérémonie en l'honneur du président sortant de la Caisse de Crédit Agricole Alsace Vosges… Fidélité au monde agricole, solidarité, engagement, ce sont les trois qualités qu'Henri Buecher a utilisées pour décrire son prédécesseur. Alsacien de naissance et de cœur, Jean-Marie Sander n'est « pas du tout alsacien par son caractère. Il est tout le contraire du Hans im Schnokeloch. » Son parcours exceptionnel prouve, effectivement, qu'il sait ce qu'il veut… Depuis 1971, cette marche en avant n'a jamais cessé : Jean-Marie Sander gravit tous les échelons du syndicalisme agricole pour devenir président de la FDSEA en 1987. En 1989, il est élu président de la Chambre régionale d'agriculture d'Alsace. Au côté des grandes figures de l'agriculture alsacienne, Joseph Daul, Eugène Schaeffer et Jean-Paul Bastian, il est de tous les combats (on les surnomme d'ailleurs « les Mousquetaires alsaciens »). Pionnier de la relance de la production de houblon en Alsace, il s'investit pour la modernisation et la structuration de la filière. « Ta réussite ne doit rien au hasard » Même parcours au sein du Crédit Agricole : président de la Caisse locale de Bischwiller en 1984, il entre au conseil d'administration de la Caisse régionale en 1991, avant d'en prendre la présidence deux ans plus tard. Jean-Marie Sander est l'artisan de la fusion avec les Vosges, une belle réussite. « Sous ta longue présidence, la Caisse régionale s'est renforcée pour devenir un acteur bancaire majeur dans la région. » L'énergie qu'il déploie, sa détermination, lui valent d'accéder à de grandes responsabilités nationales. Il accède à la présidence de la Fédération nationale du Crédit Agricole en 2003, avant de devenir président du conseil d'administration de CASA en 2010, poste qu'il occupe jusqu'en 2015. Une période difficile, marquée par la crise de la Grèce et des dettes souveraines. « Ton rôle a été déterminant pour remettre le groupe sur la bonne voie, grâce à ton courage et ta diplomatie. » Henri Buecher a poursuivi : « Ta réussite ne doit rien au hasard, mais à ta volonté et ton engagement au service de tes valeurs. Simple et facile d'accès, tu es un président attentif et respectueux des autres, humaniste de culture rhénane par tes valeurs et tes actions. » Sera-t-il un peu plus disponible pour sa famille ? Rien n'est moins sûr : il préside la Confédération internationale du Crédit Agricole, ainsi que la Fondation Grameen Crédit Agricole, et vient de prendre la présidence du Crédit foncier de Monaco… Une famille qui l'a toujours soutenu dans son engagement professionnel et mutualiste : son épouse Angèle, ses enfants, Anne et Franck. Des enfants « qui sont source de fierté et de bonheur », puisque l'une est députée européenne, l'autre président de la FDSEA du Bas-Rhin, et qu'ils leur ont apporté de nombreux petits-enfants. « La saga des Sander ne fait que commencer », a prédit Henri Buecher. « Des propos aussi élogieux sont généralement prononcés quand l'intéressé ne les entend plus, a souligné Jean-Marie Sander avec sa modestie habituelle. J'ai eu beaucoup de chance : j'étais au bon endroit au bon moment. » Sous la houlette de Mariette Siefert, Jean-Paul Hammann, André Wicker, « nos prédécesseurs aux JA », une équipe de jeunes agriculteurs s'est formée et s'est retrouvée aux postes clés… Jusqu’à aujourd'hui. « Notre organisation agricole a toujours été admirée, et même enviée, par les autres structures économiques, une organisation pyramidale permettant de former une génération de jeunes dirigeants et de procéder à une répartition intelligente des responsabilités. » De cette longue expérience, il tire un adage : « Dans le département, on discute, au niveau régional on se met d'accord, au niveau national on parle d'une seule voix et au niveau européen on est solidaire de l'Alsace ». Avis à ses successeurs ! Jean-Marie Sander a adoré son « épisode Cesa ». « Président de cette assemblée pendant dix ans, j'ai eu la possibilité de m'exprimer sur tous les sujets, de chercher le consensus, de travailler auprès des présidents du Conseil régional, Adrien Zeller d'abord puis Philippe Richert. C'était un plaisir de fédérer les agriculteurs et les écologistes, le Medef et la CGT, preuve que l'eau et le feu peuvent se conjuguer. » « Même en rêve, je n'aurais pu y croire ! » « Mes responsabilités au Crédit Agricole, même en rêve je n'aurais pu y croire ! En 1993, j'ai pris la présidence d'une Caisse fragilisée par la crise immobilière. Puis j'ai poussé à la fusion avec les Vosges à laquelle personne ne croyait et qui est une réussite. Merci au conseil, au bureau et aux directeurs généraux successifs de m'avoir soutenu. Je suis ensuite « monté à Paris », comme on dit en Alsace, pour prendre la présidence de la FNCA. Une période magique, pleine d'expansion, d'acquisitions. Quels magnifiques projets et quelles belles bagarres, avec par exemple l'ouverture du livret A à toutes les banques ! » Autre responsabilité qu'il a assumée, faire l'unité sur le projet des 39 Caisses régionales. « En 2010, je pensais que le moment était propice de m'engager, car le Crédit Agricole était en pleine crise, au fond du gouffre, pensions-nous. » Après la crise des subprimes, il y a la crise économique puis la crise des États. « Il a fallu se séparer de certaines acquisitions, remettre le navire à flot, changer de modèle. J'ai le sentiment d'avoir fait mon job. » Jean-Marie Sander est fier de son métier d'agriculteur. « Malgré les difficultés, j'encourage toujours ceux qui ont envie de s'installer, d'entreprendre. » Il a remercié son épouse Angèle, « souvent seule comptable et seule à table ». Ses enfants, aussi : « Nous pensions qu'ils ne voulaient pas de cette vie-là, nous nous sommes trompés. Le fruit ne tombe jamais très loin de l'arbre… » Il n'a pas oublié ses cinq petits-enfants, « une grande satisfaction ». Et de conclure : « Pour ce qui est probablement ma dernière intervention, j'ai été un peu long… » Pour Philippe Richert, président du Conseil régional du Grand Est, le parcours de Jean-Marie Sander est une vraie success story. « C'est l'histoire de la réussite d'un homme, de ses talents et de ses compétences, une histoire de solidarité agricole. C'est aussi l'histoire de la réussite d'une grande institution bancaire qui a su garder ses racines mutualistes, avec un président issu du monde agricole. » Lorsque Jean-Marie Sander a pris la présidence du groupe, la situation était très compliquée. « Cela semble loin aujourd'hui, mais à l'époque, on nous prédisait l'effondrement du système bancaire français, à l'image de ce qui s'est passé dans d'autres pays européens. C'est dans ce contexte que tu as pris la barre. Les pouvoirs publics ont pris les bonnes décisions, la France et l'Allemagne se sont serré les coudes, les dirigeants de banques étaient de qualité », a souligné Philippe Richert. Il a ajouté : « Nous avons encore besoin de toi dans la région pour donner de l'avenir au bon sens ».

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