Vie professionnelle

Publié le 11/09/2019

Plus de 2 000 étudiants font leur rentrée ces prochains jours au campus du Grillenbreit de Colmar. De nouvelles options et des formations en apprentissage leur sont ouvertes tant à la faculté de marketing et d’agrosciences (FMA) qu’à l’institut universitaire de technologie (IUT).

Le master Sciences de la vigne et du vin est désormais doté d’un parcours « viticulture et environnement ». « Il est ouvert conjointement avec l’université de Reims-Champagne Ardenne, annonce Laurent Grimal, directeur de la Faculté de marketing et d’agrosciences (FMA). Les étudiants suivent le premier semestre à Colmar puis partiront à Reims pour le deuxième. Nous aurons 15 étudiants cette année. Avec ce diplôme, ils peuvent prétendre à des postes de conseiller viti-vinicoles ou de chargé de communication dans les instituts techniques, par exemple. » Un partenariat avec l’Académie internationale des vins en Alsace Le master Marketing et commerce international du vin est quant à lui réorganisé. Il se fait désormais sur deux ans, contre un an auparavant. « La majeure partie des enseignements sont effectués au campus Grillenbreit, le reste étant dispensé à l’Académie internationale des vins en Alsace à Landersheim. » Pour la rentrée 2020, un master international avec co-diplomation en œnologie et viticulture sera proposé avec la Hochschule de Ludwigshafen. Le premier semestre sera identique dans les deux universités, les étudiants seront ensuite réunis au deuxième semestre en Allemagne. Le troisième semestre se fait à Colmar et le quatrième est un stage. Le recrutement se fera dès l’automne. L’apprentissage est également renforcé à la FMA. « Jusqu’à présent, seuls deux deuxièmes années de master (M2) étaient ouvertes à l’apprentissage. Désormais, deux sections de première année de master (M1) y sont ouvertes : le master Marketing et ingénierie de la franchise et des entreprises en réseau et le master Marketing études et innovation produit. À ce jour, huit étudiants sont inscrits dans ce parcours en alternance, sur les 70 étudiants inscrits en M1. » 100 % de l’IUT ouvert à l’alternance Quant à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT), il affiche toujours un bon score en termes d’alternants. 400 apprentis sur 1 380 étudiants. « Soit 30 % de nos effectifs alors que la moyenne nationale est de 7 %, se félicite Bernard Fabre, directeur. Le seul DUT qui n’était pas ouvert à l’apprentissage était celui en génie biologique option agronomie. Il ouvre en alternance au 1er septembre. Trois apprentis sont inscrits pour le moment. Notre objectif étant d’en recruter une douzaine. » Cette formation a été élaborée en collaboration avec l’IUT Nancy-Brabois.

Concours interprofessionnel du fromage munster

Une « diversité » à départager

Publié le 10/09/2019

Le concours interprofessionnel du fromage munster a eu lieu dimanche dernier à la Maison du fromage, à Gunsbach. Près de 70 fromages de toute la zone AOP ont été goûtés, comparés et notés par un jury de professionnels. Pour les médaillés d’or, c’est un tremplin pour le Concours général agricole qui aura lieu au mois de février à Paris.

Comme pour les vins d’Alsace, le fromage munster est riche d’une grande diversité. Entre munster géromé, munster laitier provenant d’industriels, munster fermier issu… de la ferme, munster fermier bichonné par un affineur, et les déclinaisons au cumin, il y a quasiment autant de nuances de saveurs et d’aspects qu’il y a de producteurs au sein de l’AOP. Une « richesse » qui, tous les ans, est passée au crible d’un jury d’experts lors du concours interprofessionnel du fromage munster. Cette année, c’était à la Maison du fromage, à Gunsbach. Près de 70 munsters ont été goûtés, comparés et départagés avec des médailles d’or, d’argent et de bronze (voir le palmarès en encadré). Pour les sept arrivés en pole position, c’est l’assurance de pouvoir participer au Concours général agricole qui aura lieu en février prochain à Paris ; le Syndicat interprofessionnel du fromage munster (SIFM) prenant à sa charge leurs frais d’inscription. La « patte » du producteur Mais à quoi reconnaît-on un « bon » munster ? D’abord, son aspect : un croûtage de couleur rouge orangée, une pâte « souple » avec un peu d’ouverture, un cœur crayeux. Puis vient le goût typique du munster, avec ses notes florales définies au préalable. Des critères précis qui sont sublimés ou non par la « patte » du producteur ou de l’affineur, mais aussi par la qualité de la matière première, à savoir le lait. Et il y a aussi toute l’histoire derrière chacun de ses fromages. Pour les petits producteurs par exemple, cela peut être un héritage familial issu de plusieurs générations avec toute la sensibilité qui va avec. « Dans tous les cas, nous nous attachons tous à faire perdurer un fromage ancestral, quel que soit notre profil. Je dirais même que cette diversité de producteurs au sein de notre AOP est une vraie richesse qu’il faut à tout prix conserver ; et qui doit ressortir dans les médailles que nous distribuons », explique le président du SIFM, Florent Haxaire. Contrairement au vin vinifié une seule fois par millésime, le munster peut être fabriqué une à deux fois par jour, entraînant de fait une grande variabilité dans le résultat final. « Nous ne contrôlons pas la matière première. Il faut à chaque fois s’adapter au lait. Chaque jour, notre travail technologique est remis en question. Ce qui veut dire qu’on peut être médaillé une année mais pas celle d’après. C’est plus aléatoire que dans le vin », poursuit Florent Haxaire. Médaillé ou non, le munster continue de bien se vendre auprès des consommateurs, notamment le fermier (le nombre de producteurs est d’ailleurs en augmentation) et celui qui est affiné. Seul le munster laitier connaît, il est vrai, une baisse de volume. Un phénomène que le SIFM a bien l’intention d’enrayer à travers sa nouvelle campagne de communication et de promotion (lire en encadré).

FDSEA - Canton de Dannemarie

Les portes grandes ouvertes au Gaec du Moulin

Publié le 29/08/2019

La FDSEA du canton de Dannemarie organise ce dimanche 1er septembre une ferme ouverte sur l’exploitation de la famille Messerlin à Wolfersdorf. L’occasion de découvrir le Gaec du Moulin spécialisé en polyculture élevage.

Francis Messerlin s’est installé sur l’exploitation familiale dès 1984 en association avec son père Bernard. Son frère, Sylvain, les a rejoints en 1989. Les deux frères désormais associés, aidés de salariés à temps partiel et de quelques aides familiaux, assurent les travaux et la pérennité de la ferme.     On y trouve tout d’abord un élevage de 150 vaches laitières de deux races : Holstein (60 vaches) et Montbéliarde (90 vaches), 180 génisses et 130 mâles, de 0 à 24 mois. Soit un total de 460 animaux sur l’exploitation. « Les deux races ont toujours été présentes sur la ferme. Elles produisent 1 300 000 litres de lait livré à la coopérative laitière Sodiaal. Les femelles laitières sont gardées pour le renouvellement. Les mâles ainsi que les femelles croisées race à viande (bleu blanc belge) sont engraissés », explique Francis Messerlin. La production laitière a démarré lorsque la première activité de la ferme s’est terminée. « À la base, ici, c’était un moulin (d’où le nom du Gaec du Moulin). À l’époque, les gens faisaient leurs pains chez eux et venaient laisser moudre leur blé pour faire leur farine ici. Mais, en 1956, tous les blés ont gelé. Les consommateurs ont commencé à prendre l’habitude d’aller dans les boulangeries », raconte Sylvain Messerlin. Aujourd’hui, les vaches laitières sont logées dans une étable qui a été modernisée avec robots de traite et logettes. Il y a également une étable pour les génisses et les taurillons (3 à 10 mois), une étable pour les veaux (0 à 3 mois), une étable pour les taureaux (10 à 24 mois, un atelier qui a démarré en 1995), mais également deux hangars de stockage pour le fourrage et la paille, un appentis de stockage de matériel et quatre silos (un pour l’ensilage de maïs, une pour les drêches de brasserie et deux pour l’ensilage d’herbes). Concernant les cultures, l’exploitation occupe une surface agricole utile de 215 hectares. La famille Messerlin produit du blé sur 50 hectares, de l’orge sur 7 hectares, du maïs sur 115 hectares et compte 43 hectares d’herbe (10 ha de prairie temporaire et 33 ha de prairies permanentes). Il y a également des inter-cultures qui permettent de produire sur 3,5 hectares des navets salés. Ils sont livrés à la choucrouterie Claude de Chavannes-sur-l’Etang. La production moyenne se situe entre 150 et 160 tonnes. À noter que le Gaec du Moulin est officiellement né en 2007. Il résulte de l’association du Gaec Messerlin et de l’exploitation Hinderer. Une volonté de communiquer La ferme se situe au cœur de Wolfersdorf. C’est encore l’une des rares exploitations à produire du lait dans un village. Forcément, cela pose des difficultés. « Les contraintes sont évidentes. Pour pérenniser l’exploitation, la moitié de nos bâtiments est désormais à l’extérieur de la commune. Nous parlons notamment du bâtiment pour les taurillons, celui pour les génisses, mais également pour le matériel ainsi que les silos d’ensilage. C’est de plus en plus compliqué de pouvoir travailler dans un village. Ici, il y a la maison d’habitation évidemment, et les bâtiments pour les vaches laitières et les veaux. Cette spécificité, nous y tenons. C’est aussi pour cela que nous avons accepté de recevoir cette ferme ouverte. L’idée est de montrer ce que nous faisons, comment nous travaillons. Cette exploitation à une histoire que nous tenons à raconter et à montrer », soulignent Francis et Sylvain Messerlin. Autre volonté affichée : communiquer. « L’objectif est de faire venir ici la population et les élus locaux. L’idée est venue au départ de Denis Nass. En tant qu’élu local, il a eu l’information de la venue d’une péniche aux couleurs de la région Grand Est. Dès le 29 août, différentes animations seront proposées sur le canal qui est riverain de cette ferme. L’agriculture étant un secteur économique important dans notre secteur, nous avons alors eu l’idée de proposer cette ferme ouverte en lien avec les autres manifestations proposées. Le site est pertinent puisque les vaches pâturent entre la ferme, le canal et le port nautique où se trouvera la péniche », argumente Vincent Dietemann, président de la FDSEA du canton de Dannemarie.     Lors de cette ferme ouverte, il sera possible de visiter l’exploitation, de recevoir différentes informations sur son fonctionnement et de déjeuner sur place.

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