Vigne

Grand Concours des Vins de Colmar

Les coups de cœur du jury

Publié le 23/05/2019

Communiqué - Un jury de professionnels a dégusté à l’aveugle les Riesling, Gewurztraminer et Crémant d’Alsace qui ont obtenu hier au Concours de Colmar une Médaille d’Or. Ils viennent de sélectionner leurs « 10 vins Coup de cœur ».

Le Grand Concours des Vins de Colmar (qui s’est déroulé hier à Colmar) a distingué cette année les meilleurs vins d’AOC Alsace issus des millésimes 2018 et 2017 et les meilleurs vins d’AOC Crémant d’Alsace issus des millésimes 2017, 2016 et 2015. Cette 48e édition du Concours s’inscrit dans la nouvelle dynamique de revalorisation de l’image des Vins d’Alsace. Ambitionnant de faire évoluer ce dispositif et rapprocher toujours plus les producteurs alsaciens des professionnels de la restauration et du commerce, le Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace a souhaité intégrer une seconde étape de dégustation, qui s’est déroulée ce matin au CIVA. Un jury composé d’une douzaine de professionnels (voir liste ci-dessous) a dégusté à l’aveugle les Riesling, Gewurztraminer et Crémant d’Alsace qui ont obtenu hier au Concours de Colmar une Médaille d’Or. Ceci, dans le but de sélectionner leurs « 10 vins Coup de cœur ». Ces cuvées et leurs producteurs seront mis à l’honneur durant une semaine, grâce à un dispositif de médiatisation inédit avec une campagne d’affichage spéciale en abribus sur Strasbourg, Mulhouse, Colmar, Haguenau et Sélestat. Les 10 vins COUP DE CŒUR du jury   CREMANT D’ALSACE HUBERT BLUMSTEIN – AOC Crémant d’Alsace Brut. CATTIN FRERES – AOC Crémant d’Alsace Brut. ALBERT ZIEGLER – AOC Crémant d’Alsace Brut Rosé. WOLFBERGER – AOC Crémant d’Alsace 100 % Riesling.   RIESLING D’ALSACE BESTHEIM – AOC Alsace Riesling 2017 « Classic ». CAVE DU ROI DAGOBERT – AOC Alsace Riesling 2017. JOSEPH GRUSS & FILS – AOC Alsace Riesling 2018 Vieilles vignes. HENRI MARTISCHANG – AOC Alsace Riesling 2018.   GEWURZTRAMINER D’ALSACE BERNARD BECHT – AOC Alsace Gewurztraminer 2017 « Authentique ». HENRI EHRHART – AOC Alsace Gewurztraminer 2018 « Réserve particulière ».   Le jury de professionnels Serge Dubs, Meilleur Sommelier du Monde 1989, Auberge de l’Ill. Jean-Marie Dirwimmer, Maître Sommelier, Auberge du Bristol à Colmar. Christophe Foret, Sommelier, Auberge du Bristol à Colmar. Emmanuel Nasti, Maître Sommelier, Henner Marchand de Vins à Sausheim. Mathieu Calligaro, propriétaire de restaurants dans le Haut-Rhin. Marc Kempf, amateur et grand connaisseur des Vins d’Alsace. Hervé Wolff, agent commercial. Marilyne Girardin, restauratrice, La Maison des Têtes à Colmar. Maxime Lucas, sommelier, La Maison des Têtes à Colmar. Christophe Lasvigne, caviste (plusieurs boutiques) à Strasbourg. Alexandre Mangano, sommelier, La Fourchette des Ducs à Obernai.

Nouvelle campagne des Vins d’Alsace

Opérationnelle pour reconquérir le marché intérieur

Publié le 17/05/2019

Devant près de 500 metteurs en marché de vins d’Alsace, la nouvelle équipe du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace a dévoilé la nouvelle stratégie de campagne de communication, avec de nouveaux visuels et surtout des actions ambitieuses réorientées sur l’hexagone et son quart Nord Est en particulier et sur une cible consommateur élargie.

L’interprofession viticole alsacienne vit une révolution « rock’n’roll ». C’est un conseil interprofessionnel très opérationnel qui s’est présenté aux metteurs en marché de vins d’Alsace, jeudi soir à Ribeauvillé, en dévoilant la nouvelle stratégie de campagne de comm. « Cela fait 12 ans que je vais à des assemblées, c’est la première fois que je vois le vignoble applaudir spontanément à l’unanimité », constate un directeur de grande coopérative vinicole, au sortir de l’assemblée plénière du Civa. Il y a longtemps que la profession viticole alsacienne n’avait pas connu une telle ferveur, le sentiment unanime d’une ligne directrice avec un véritable projet pour la mise en marché des vins d’Alsace : « reconquérir les places qu’on mérite », souligne son directeur marketing Philippe Bouvet. De l’avis unanime, ça bouge au Civa ! Le dévoilement « de la campagne de comm du Civa » est le point d’orgue d’une révolution interne impulsée par le trio managérial : Didier Pettermann, le président, Gilles Neusch, le directeur et Philippe Bouvet, le directeur marketing. « Nous avons transformé l’institution en entreprise de services », car le vignoble a besoin de se « sortir de sa torpeur », avec des chiffres de ventes de vins d’Alsace orientés à la baisse. Mais le tableau n’est pas si sombre et Didier Pettermann souligne les atouts des vins d’Alsace : la référence en vin blanc, le vignoble le plus vert de France.   Si d’un point de vue macroéconomique c’est compliqué, les chiffres démontrent que les vins d’Alsace « surperforment » sur certains secteurs de vente, par exemple dans les restaurants étoilés, mais pas seulement, analyse Philippe Bouvet, chiffres à l’appui. D’où une orientation stratégique totalement revue, avec une méthode définie par le comité de direction sous l’impulsion de Philippe Bouvet. Et de nouveaux outils à disposition du vignoble comme l’enquête prix en GMS, CHR et cavistes qui permet à chacun de mieux comprendre son positionnement prix par rapport à la moyenne du vignoble. « On ne part plus de mythes, on part de réalité. Mieux comprendre comment mieux commercialiser et plus. Ça nous amène au fait qu’on doit être plus présents », explique Philippe Bouvet. Les vins d’Alsace entendent désormais agiter « l’écosystème complexe qu’est le consommateur de vin, sur des réseaux et circuits de distribution tout aussi complexes ». Cela va se traduire pour les équipes du Civa et les metteurs en marché alsaciens, par une intensification des opérations de dégustations, promotions, story-telling, repas, rencontres B to B, dans tous les secteurs de distributions. Autre objectif : élargir la cible consommateurs. « Il est temps de nous reconnecter à nos consommateurs. 71 % d’entre eux nous connaissent mais ne nous achètent pas ». Alsace Rocks D’où le concept Alsace Rocks, visant à « réveiller le consommateur, avec des temps forts ». L’idée est de reconquérir le marché français qui représente ¾ des volumes, « c’est une priorité. On va créer des ondes de choc, reconquérir des zones stratégiques, avec un investissement sur les grandes villes du Nord Est, dans les lieux, cafés, bars, restos emblématiques ». Mais le Civa est décidé à « ne s’interdire aucun circuit de distribution ». Et la guerre des prix ? « Il y a une schizophrénie de la GD de casser les prix et en même temps chercher de la valorisation, reconnaît Philippe Bouvet. Mais si on ne va même pas les voir, nous interpro, pour leur porter un message, un discours - ce qu’on n’a pas fait jusqu’ici - on leur laisse appliquer leur règle du jeu : le prix ». Donc sur ce terrain aussi, le Civa entend occuper l’espace : « On ne va pas aller voir les services achat, mais les services marketing, image-management, et leur raconter notre belle histoire, tourner les données à notre avantage et parler d’autre chose que du prix ». Difficile de citer tous les projets argumentés présentés lors de cette soirée. Mais citons encore l’œnotourisme, « c’est clé pour l’Alsace, vecteur d’émotion et de marge, c’est un métier à part ». Là aussi le Civa a établi un plan stratégique pour « saisir l’occasion du label Vignobles et découvertes de la route des vins d’Alsace » qui vient d’être attribué. Une évolution à mesurer lors du prochain slow-up de la route des vins d’Alsace le 2 juin. Reste désormais à savoir si « la partie production » du vignoble va suivre : « La balle est dans votre camp », a conclu Didier Pettermann. « Faites vivre ce projet ! Aux entreprises de se l’approprier, de l’adapter, d’adopter et accélérer cette dynamique, de la compléter et d’en faire le meilleur usage. »

Publié le 09/05/2019

À Mittelbergheim, Valérie et Nicolas Wittmann ont bien calé leurs pratiques techniques et commerciales. Ils doivent à présent trouver une alternative sérieuse au glyphosate pour conduire un vignoble à la configuration particulière.

« Nous avons de la place ! ». Dans un village où la dynamique viticole doit faire bon ménage avec le patrimoine, le constat de Nicolas Wittmann vaut de l’or. Le domaine qu’il dirige avec Valérie, son épouse, donne sur la rue principale mais a pu s’étendre vers l’arrière. De part et d’autre de la cour, deux alignements de bâtiments logent 900 hl de fûts et de cuves inox, un caveau, un équipement de mise et d’étiquetage, une cave de stockage. Nicolas a certes besoin de brancher une pompe pour déplacer ses vins, mais l’ensemble demeure très fonctionnel. « J’ai adopté le débourbage par flottation il y a huit ans. Je gagne du temps et de la place », commente-t-il.   < iframe src = » https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2649.1470267132863!2d7.44027601596994!3d48.396119579244875!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x479151f5cbca41f5%3A0x9b4b0e2f9a21901c!2sDomaine + Wittmann ! 5e0 ! 3m2 ! 1sfr ! 2sfr ! 4v1557131576373 ! 5m2 ! 1sfr ! 2sfr » width = » 600 » height = » 450 » frameborder = » 0 » style = » border : 0 » allowfullscreen >    Nicolas vise les 70 hl/ha en générique et entre 50 et 60 hl sur ses vieilles vignes. Il ne lésine pas sur les analyses de sol pour couvrir à la carte les besoins en engrais organique de ses vignes. Engagé en Terra vitis depuis 2014, certifié HVE (Haute valeur environnementale) en 2018, le domaine protège sa culture en se limitant au soufre et au cuivre. « 2,6 kg/ha en 2018 sans jamais dépasser les 3 kg », précise Nicolas. Selon lui, « tout viticulteur devra un jour passer au bio ». Le glyphosate, qui lui sert à désherber le cavaillon, constitue la limite qui l’en sépare. « Nos anciens ont planté à des largeurs variables, en alternant souvent rangs larges et étroits dans la même parcelle. C’est typique au village. J’ai des vignes écartées de 2,80 m, 2,50 m, 1,80 m et 1,30 m. Plus de la moitié de ma surface comporte des rangs étroits. Je ne me vois pas les arracher. J’ai besoin de ces raisins. Je doute qu’un enjambeur soit la solution. Un portique Acolyte à largeur variable a l’avantage de travailler les deux côtés du rang en même temps. Deux de mes collègues en sont équipés et ça marche. » Nicolas n’a pas encore passé commande. Mais il a acheté un tracteur étroit. Un premier pas. Livraison gratuite à domicile Valérie et Nicolas vendent du vin de base crémant au même acheteur depuis des années. Leur 2018 est parti à 2,30 €/l contre 2,90 € l’année précédente. Ils ne croient pas beaucoup aux « grands salons » où « tous les Alsaciens se marchent sur les pieds avec la même offre annoncée sur l’étiquette ». Ils écoulent 15 % de leurs vins auprès de revendeurs en Allemagne, en Italie et au Danemark « sans chercher à séduire de gros importateurs ». Ils redoublent d’effort pour maintenir leurs ventes aux particuliers, leur cible principale. C’est pourquoi ils proposent la livraison gratuite à domicile avec quatre tournées en Allemagne, une en Belgique, trois en Lorraine, Bretagne et Rhône-Alpes, une dernière sur Strasbourg. « Ce sont de grosses journées. Il n’y a pas de perte de temps. Si je devais servir quarante clients dans la journée chez moi, je n’y arriverai pas », calcule Nicolas. Le caveau reste le débouché de 60 % des cols. Les chambres d’hôtes permettent d’attirer de nouveaux clients. 80 % des personnes y ayant séjourné repartent avec au moins une bouteille.  

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