Cave historique des Hospices civils de Strasbourg
De la matière et de la belle !
Cave historique des Hospices civils de Strasbourg
Publié le 26/01/2019
La dégustation de sélection des vins pour les Hospices civils de Strasbourg a offert d’heureuses surprises sur les rieslings et les pinots.
C’est dans la salle des fêtes des Hospices de Strasbourg que le directeur général des hôpitaux universitaires de Strasbourg, Christophe Gautier, a accueilli le 16 janvier, les participants à la première dégustation des vins du millésime 2018. Ce rendez-vous traditionnel réunit des vignerons, des professionnels du vin et du monde de la santé pour sélectionner les vins destinés à être élevés dans les chais des hospices civils. Christophe Gautier a salué cette tradition séculaire, le partenariat exceptionnel entre les hôpitaux universitaires et la Sica des vignerons qui font vivre ce patrimoine. Et salué tout particulièrement le consul général de la République de Chine Populaire, Jun Ling, et Isolde Felskau, consul d’Allemagne. Double dégustation, une nouveauté Patrick Aledo, président de la Sica, a pour sa part salué la participation de la reine des vins d’Alsace, Margaux Jung, de ses deux dauphines, Pauline Husson, Flore Ansel, et du sommelier de l’Auberge de l’Ill Serge Dubs. Pour améliorer « la qualité des échanges », la dégustation s’est déroulée par table de 6 et 2 cépages. 94 échantillons étaient en lice. Dont certains pourront être représentés ultérieurement. « Ceux qui ont su attendre la maturité phénolique sont de meilleure facture, l’alcool étant assez haut sur les pinots gris », observe Luc Anstotz, président de la cave du Roi Dagobert. Les rieslings dégustés et commentés à la table du vigneron Daniel Ruff sont dans la tonalité de ce millésime, « riches, fleuris, avec une acidité présente et de beaux équilibres ». Le vigneron Michel Fonné a souligné la bonne minéralité des rieslings dégustés, « comme on aime en parler en Alsace ». D’autres, avec moins de fraîcheur traduisent les effets, variables selon les terroirs, de ce millésime solaire sont notés « plus gras, plus souples ». Christine Collins s’est enthousiasmée sur un riesling aux arômes bien typiques, citron, bergamote, « déjà bien », tout comme un pinot gris « au nez exubérant, mais sec, important pour la gastronomie ». Des pinots noirs prometteurs Les pinots noirs ont séduit la plupart des dégustateurs en montrant une grande concentration : « Un millésime pinot noir », ajoute Patrick Lebastard. « Ils sont bien structurés avec de belles expressions du cépage », renchérit Justine Schmitt, du domaine éponyme d’Ottrott. Le vigneron Jean-Daniel Hering observe « un millésime 2018 précoce avec un potentiel de garde intéressant ». À l’issue de cette dégustation, l’historien Claude Muller a évoqué une part d’histoire de la cave avec la Suisse, suivie par la présentation d’une étude scientifique du célèbre vin de 1472, le plus vieux vin de la cave des Hospices. Pour cette sélection 2019, un tiers des vins a été refusé, précise le nouveau caviste Lucas Spinner, dont 12 rieslings sur les 26 dégustés. Ils pourront être représentés sous 15 jours à un comité si le vigneron le souhaite. Sur les 11 gewurztraminers, c’est plus mitigé, trois vins sont refusés « pour une sucrosité trop importante » et deux sont concernés par la double dégustation. Les pinots gris « sont plutôt bien » avec seulement 4 vins refusés sur 24 présentés.












