Le 12 juin au Cref de Colmar
13e Rendez-vous des vignerons bios d'Alsace
Le 12 juin au Cref de Colmar
Publié le 09/06/2016
La 13e édition du Rendez-vous des vignerons bios d'Alsace aura lieu dimanche 12 juin au Cref de Colmar. Entre dégustations libres, conférences et accords mets vins, cette manifestation se veut une journée de « découverte » d'une viticulture biologique de plus en plus plébiscitée par les consommateurs.
Pour sa 13e édition qui aura lieu le dimanche 12 juin, le rendez-vous des vignerons bios d'Alsace investit le Cref de Colmar, en lieu et place du château de la confrérie Saint-Étienne, à Kientzheim. Un choix motivé par l'organisation, le lendemain au Parc des expositions de la ville, de la nouvelle édition du salon Millésimes Alsace, piloté lui par le Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace (Civa). « On voulait se rapprocher de cet événement pour créer une certaine dynamique. On verra bien si ça fonctionne », explique Martine Becker, vice-présidente de l'Organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace (Opaba), et viticultrice bio à Zellenberg. Si le lieu change, la philosophie reste la même : faire découvrir la qualité et la diversité des vins bios et biodynamiques alsaciens. Un moment « d'échange » dénué de toute ambition commerciale (on ne peut que déguster, pas acheter) destiné aussi bien au grand public qu'aux professionnels de la vigne. « C'est une possibilité pour des vignerons conventionnels de venir découvrir ce qui se fait pour éventuellement se convertir », souligne le directeur de l'Opaba, Joseph Weissbart. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à franchir le pas dans la région. À la fin 2015, on comptait 280 viticulteurs bios en Alsace contre une cinquantaine seulement en 2003. Un phénomène qui est parti pour durer à en juger les études récentes sur l'agriculture biologique en France. « Sur tout le territoire, on observe une augmentation constante des achats en vin bio », poursuit le directeur de l'Opaba. « C'est même devenu un facteur d'attractivité sur la route des vins d'Alsace », complète Martine Becker. Des accords mets vins « surprenants » Un atout de plus pour les organisateurs de cette manifestation qui espèrent attirer au moins autant de personnes que l'an passé (plus de 500 avaient fait le déplacement). Un objectif qui devrait être atteint au vu du programme de la journée. Outre les dégustations libres des vins (130 références réparties en six espaces distincts) encadrées par la quarantaine de producteurs présents, les visiteurs pourront assister à 11 h 30 à une conférence sur « Les splendeurs viniques de l'Alsace à travers les âges », animée par l'historien passionné de vins, Claude Muller. L'occasion de découvrir douze vieux millésimes bios grâce à l'atelier de dégustation qui aura lieu en même temps. À 14 h, le spécialiste en connaissance des terroirs et dégustations, Jacky Rigaux, animera une conférence sur les « Vins et la géo-sensorialité ». À 15 h 30, l'atelier « Mets et vins » plébiscité les dernières années sera reconduit. Il sera animé par le Meilleur sommelier de France 2006, Pascal Léonetti, avec, au menu : un muscat d'Alsace 3 Châteaux 2014 accompagné d'une tartelette à la cerise et à la cébette ; un riesling grand cru Altenberg de Bergbieten 2010 accompagné d'un tartare d'asperges, d'oignons rouges et d'herbes fraîches ; un pinot gris Blosenberg 2008 avec un sablé aux noix, un confit d'échalotes et un fromage frais ; un gewurztraminer grand cru Zinnkœpflé 2004 et un cupcake tex-mex ; un riesling grand cru Schlossberg Vendanges tardives 2005 et un moelleux aux amandes, citron et safran ; et un pinot gris Rimelsberg VT 2008 et une tartelette à l'abricot et à l'amande. Cet atelier étant limité à 100 personnes, il faut préalablement réserver auprès de l'Opaba, soit par e-mail, soit par téléphone. Enfin, le vigneron Jean-Pierre Frick animera à 17 h l'atelier « Pinots blancs, d'où viennent-ils ». « L'idée est de comparer ce cépage qui n'a pas toujours bonne presse avec d'autres vins blancs français. On pourra se rendre compte qu'il a plus de potentiel qu'on ne croit au regard de ce qui se fait sur le marché », détaille Martine Becker.












