Vigne

Publié le 25/07/2019

La onzième cuvée de l’association Art et tradition d’Epfig, qui portera le nom de Margaux, reine des vins d’Alsace 2018, a été embouteillée dans les chais de la Maison Stumpf.

Une animation particulière régnait dans les chais de la Maison Louis Stumpf et fils : une grande partie de l’équipe qui avait vendangé la cuvée de l’association Art et tradition d’Epfig (ARTE) 2018 était présente pour son embouteillage. Ainsi que de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Fabienne Keller, nouvellement élue députée européenne, le général Jean-Pierre Metz, Nathalie Ernst, conseillère départementale, Jean-Claude Mandry, maire d’Epfig, Jean-Claude Wolffer, président d’ARTE, Olivier Collin, jeune viticulteur qui a réalisé la signalétique du village et du futur sentier viticole, qui sera inauguré le 3 août. Sans oublier Margaux Jung, reine des vins d’Alsace 2018, et ses dauphines, Flore et Pauline. Pendant une heure et demie environ les 7 hectolitres de vin sont rapidement passés du fût inox aux 915 bouteilles. Elles seront commercialisées sous le nom de cuvée Margaux, en honneur à la reine des vins 2018, a dévoilé Jean-Claude Wolffer. Présente à Epfig pour la troisième fois, Margaux Jung est « contente d’avoir participé à toutes les étapes d’élaboration de la cuvée qui porte mon nom ». Elle sera à nouveau de retour début août pour la fête du vin, où le millésime sera officiellement dégusté et commenté par une œnologue d’Epfig. Le sylvaner, originaire d’une parcelle située au lieu-dit Hœrdt, et vendangé le 29 septembre dernier, avait un potentiel de 13,5° alcool. Mais à 13° la fermentation s’est stoppée, laissant un sucre résiduel d’environ 14 grammes par litre, ce qui ne correspond pas tout à fait aux vins que Philippe Stumpf produit habituellement, lui qui préfère les vins secs. Cette cuvée présente néanmoins une belle structure, souple, avec un équilibre complexe, étant donné sa faible acidité.

Nocturne du Pro Armbruster

Responsabiliser et informer

Publié le 20/07/2019

Plus de 400 professionnels, agriculteurs et viticulteurs ont répondu à l’invitation du groupe Armbruster jeudi 4 juillet à Saint-Hippolyte pour la huitième édition de « La Nocturne du Pro ». La plateforme d’essais intégrés sur les produits de biocontrôle était au centre de toutes les attentions.

  La Nocturne du Pro est conçue pour informer tout en passant un moment convivial. Originaires de toute la région, les clients d’Armbruster connaissent désormais parfaitement les lieux où sont implantés le magasin Kiriel d’Armbruster Vignes et, 200 mètres plus loin, le site expérimental. La grande cour du magasin accueillait 24 exposants et partenaires répartis autour de quatre « pôles » : la santé des végétaux (nutrition foliaire) ; la cave (cartons, bouchons, bouteilles) ; la gestion du terroir (les sols, leur vie, etc.) ; et les services (agriculture de demain, météo, certification environnementale, agriculture de précision). « Nos clients ont pu échanger avec nos partenaires et fournisseurs sur les différents stands tout en profitant de conditions commerciales attractives. Dans notre magasin, nous avons également proposé un grand déstockage de vêtements de travail et de différents accessoires. Nos techniciens et animateurs ont facilité le bon déroulement de la soirée en permettant aux gens de se rencontrer tout en profitant d’un barbecue et de nombreuses animations », se félicite Aymé Dumas, responsable recherche, agronomie, innovation et développement (RAID) et référent vignes depuis cinq ans pour le groupe Armbruster. Différents protocoles utilisés La soirée a démarré par une démonstration de matériel agricole et la visite de la plateforme d’essais, qui présente des tests en conventionnel, mais également en bio, la demande étant de plus en plus importante. « Nous observons une nette progression de la production bio chez nos clients. Ils sont demandeurs de produits et de travaux différents et respectueux de l’environnement. Ce virage important a été pris il y a trois ans. Depuis, les conversions se multiplient partout sur le territoire », assure Aymé Dumas. Le site expérimental a subi une forte pression mildiou, ce qui est pertinent pour mieux apprécier la lutte contre cette maladie. Parmi les produits testés, Roméo est à base d’orties et d’huiles essentielles. Ses extraits de parois de levure stimulent la feuille et préparent la plante à la maladie. Positionné de façon précoce, le produit est intéressant en préventif. Bastid est un stimulateur de défenses naturelles composé d’extraits de carapaces de crustacés et de pectines issues de pelures de pommes et d’agrumes. Les techniciens ont expliqué les caractéristiques des différents produits en mettant en avant leurs avantages et leurs inconvénients, afin que les professionnels puissent se forger leur propre avis. Différents protocoles sont également testés dans le cadre des bons procédés environnementaux (BPE) et pour réduire les indicateurs de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT). « Ce travail est d’autant plus nécessaire que régulièrement des solutions disparaissent. Il faut donc trouver des alternatives. C’est particulièrement vrai pour l’agriculture. En viticulture, nous avons encore des solutions. Mais il faut anticiper constamment, évoluer. Le plus important, c’est de positiver ces produits chez les professionnels. Ils doivent comprendre ce qu’ils utilisent et comment ils vont le faire. Nos équipes commerciales et techniques suivent régulièrement des formations en interne et en externe pour mieux aider à la prise de décision », poursuit Aymé Dumas. Le groupe Armbruster propose des solutions pour la gestion des résidus et pour les maladies du bois. Pour la confusion sexuelle, « nous nous sommes équipés d’un logiciel pour accompagner les syndicats viticoles. Du coup, nous sommes passés de 40 hectares à 650 ha en une année en Centre Alsace », conclut Aymé Dumas.

Potentiel de vendange 2019

Autour du million d’hectolitres

Publié le 19/07/2019

Au-delà des débats qui agitent le vignoble sur les limitations de rendements, les viticulteurs commencent à entrevoir ce que seront les rendements 2019. Selon toute vraisemblance et sauf aléas majeurs, le vignoble alsacien s’acheminerait vers le million d’hectolitres peu ou prou, 980 000 hl selon des estimations, basée sur le modèle de l’Inra. Par cépage, c’est le gewurztraminer qui accuserait la plus forte baisse à 35 hl/ha, le riesling à 65 hl/ha, le sylvaner à 76 hl/ha, le pinot blanc à 79 hl/ha.

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